Comment peut-on aujourd’hui devenir financièrement indépendant?

Cette question vous vous l’êtes peut-être déjà posée. Ou peut-être que vous n’avez pas encore osé ou pensé à vous la poser tellement elle est loin de votre esprit et de votre réalité, doutant que cela puisse devenir même possible pour vous. Le sujet revêt bien des aspects puisqu’il touche à notre rapport à l’argent et toutes les croyances qui tournent autour. Je vous propose ici de s’y confronter. Nous verrons comment cela peut devenir concret pour vous. Je vous invite à faire preuve d’ouverture d’esprit, cela pourrait changer votre vie (et oui, rien que cela!).

Avant de rentrer dans le vif du sujet il convient de définir exactement de quoi l’on parle! Et le moins que l’on puisse dire c’est que si l’on demande à tout un chacun de donner une définition, il y aura des réponses probablement très diverses! Déjà pour commencer qu’entend t’on par « indépendant »?, que cela signifie t’il vraiment ? Si l’on décompose le mot on pourrait traduire par « qui n’est pas dépendant ». De quoi dépendons-nous? Puisqu’il s’agit ici d’argent, sommes nous dépendant de l’argent? Je pense que nous pouvons tous dire « oui » si l’on vit dans une société moderne ou l’argent est « monnaie » d’échange, nous pouvons dire que nous en dépendons (sinon pas d’échange!). Bien sûr si vous vivez sur une île desserte au fin fond du pacifique (peu de chance que vous lisiez ses lignes mais admettons…), l’argent n’aura aucune importance, vous serez dépendant du fait qu’il y ait du poisson où non, vous dépendrez des intempéries si votre cabane prend l’eau etc…L’argent ne vous servira à rien! Voilà déjà une première réflexion.

D’un autre côté, être dépendant de l’argent, au-delà du fait que l’on en ait besoin au quotidien pour faire ses achats, payer le loyer et les factures, peut revêtir des aspects psychologiques voir pathologiques qu’il est bon d’aborder ici avant de rentrer dans le vif du sujet. Si votre rapport à l’agent vous poussent à en vouloir toujours plus, je vous invite à faire un travail sur vous pour en déterminer les causes; est-ce la peur d’en manquer? Tout comme la dépendance affective (le sentiment de toujours manquer d’amour), la dépendance à l’argent sous cette forme vous fera souffrir tant que vous ne vous en serez pas libéré (tiens une nouvelle notion: la liberté…). Il peut bien sûr y avoir divers degrés que l’on retrouve chez certains comportements dans nos sociétés aujourd’hui. Cela va de la pingrerie manifeste à l’avarice maladive. Du comportement qui consiste à mettre de côté, faire quelques économies sur son compte pour se sentir bien (en sécurité) et l’attitude du « Thénardier » exploiteur qui fera tout pour récupérer trois franc six sous malgré une fortune déjà bien constituée sans pour autant obtenir satisfaction.

Que souhaitons-nous vraiment en voulant répondre à cette question d’être indépendant financièrement »? Votre rédacteur est aussi personnellement passé par des phases de manque, et cela malgré une épargne plutôt confortable. J’avais l’impression de ne pas me sentir totalement en sécurité. Je n’était pas totalement libre. Il a fallu que je passe par une phase de « dépouillement » de croyances bien ancrées en moi (héritage familiale, blocages psychologiques etc…) et me confronter aussi à un « dépouillement » matériel pour accepter de me détacher de cette dépendance à l’argent. Suis-je totalement guéri? Disons que je dompte la bête et que cela n’est plus une souffrance. Cela me permet d’en parler librement aujourd’hui et de repartir sur un bon pied.

Alors plutôt que de parler d’indépendance financière, nous parlerons plutôt aujourd’hui d’autonomie financière, ou de liberté financière. L’idée d’être autonome, ne plus être tributaire d’une source extérieur semble plus appropriée à l’objectif visé. Même si on reste d’une manière ou d’une autre lié à un système quel qu’il soit (système économique, financier, support d’investissement etc…), l’idée est d’en être le moins dépendant possible pour acquérir une vraie liberté. Quant à l’idée de liberté, elle touche plus un concept de mobilité à la fois géographique et de temps. Vous pouvez être autonome financièrement, par exemple si vous avez monté votre propre entreprise et dégagez des revenus confortables. Par contre si pour arriver à cela il vous faut travailler 12 heures par jour 7 jours par semaines et sans vacances, même si vous aimez votre travail, êtes-vous vraiment libre?

Analysons ensemble différents critères qui permettrai de prétendre à l’autonomie financière et une certaine liberté :

  • La disponibilité tout d’abord: Si on ne peut pas disposer de son argent comme on le veux alors c’est que l’on est pas libre. Les banques aujourd’hui ont mis en place des dispositifs (grâce à un arsenal législatif dans ce sens toujours plus contraignant) qui ligotent votre argent…Si vous avez une assurance vie et que vous voulez récupérer tout ou parti de votre argent, on va vous demander un motif! Incroyable! Vous avez confié votre argent à une institution financière et pour le récupérer vous devez vous justifier! (je vous invite à lire l’article suivant pour vous mettre à l’abri en cas de pépin du système bancaire xxxxxxx).
  • La rémunération bien sûr et donc les intérêts générés sur le capital investi. Vous serez plus vite autonome si votre argent vous rapporte 10% par an que si elle ne vous en rapporte que 0,5%! Nous verrons l’impact que cela peut avoir sur la durée.
  • La fiscalité. Des dispositifs existent qui réduisent l’impacte fiscale sur les intérêts générés, c’est en général au détriment de la disponibilité. Il y a donc un arbitrage à opérer en fonction de vos objectifs à court, moyen ou long terme. Par exemple sur un PEA (Plan d’Epargne en Action), l’impact fiscal sera réduit après 6 ans de détention. Pour l’assurance-vie c’est 8 ans pour la meilleure réduction fiscale.

La magie des intérêts composés

Maintenant que nous avons débroussaillé le terrain voyons une notion que peu de gens connaissent et qui peut faire toute la différence sur la durée. C’est la magie des intérêts composés. De quoi s’agit-il? Pour simplifier prenons un exemple simple. Imaginons que vous placiez 1000€ qui vous rapporte 1% tous les mois. Au bout de 1 mois vous obtiendrez 1010€ sur votre compte. Bien sûr vous laissez cet argent fructifier ce qui fait que le mois suivant les 1% de rémunération vont s’appliquer sur 1010€, vous aurez donc 1010€ +1010€ x 1%=1020,1€…C’est ce qui s’appelle les intérêts composés. Cela ne vous parait pas grand chose? Regardons maintenant la différence sur 20 ans! Vous aurez capitalisé 10 892€.

Vous faites maintenant la même opération mais vous rajouter 50€ tous les mois à votre capital. Au bout de 20 ans vous aurez accumulé 60 355€, pas mal non? Est-ce que tout le monde peut le faire? Probablement …alors je vous entend dire, oui mais les 12% de rentabilité par an, où est-ce qu’on les trouve? Et bien c’est tout l’objet des différentes solutions proposées ici, vous verrez que certaines vont bien au-delà des 12% par an!

Quelle stratégie pour gagner sa liberté financière?

Pour pouvoir vivre de vos rentes il va falloir établir une stratégie et définir vos objectifs. Il s’agit de gagner « sa » liberté financière et non pas celle d’un autre, ce que je veux dire par là c’est qu’il va falloir déterminer ce qui vous est propre. Voici quelques questions à se poser:

  • De combien avez-vous besoin tous les mois pour être (vous sentir?) libre? Certains seront comblés avec 1500 € alors que d’autres ne seront satisfaits qu’au delà de 5 000 €. Cela dépendra bien sûr de votre situation actuelle, si vous être propriétaire de votre logement et n’envisager pas de le quitter, même si vous avez des charges à payer (taxes diverses, entretien, charges de copropriétés éventuelles, etc…), cela ne sera pas pareil que d’avoir un loyer à payer. Si vous êtes plutôt de nature frugale avec des besoins limités ce n’est pas la même chose que si vous souhaitez partir en voyage 6 mois par an et mener la grande vie! A vous de déterminer ce qui vous correspond.
  • Quel est votre age et quand souhaitez-vous vivre de vos rentes? Si vous êtes à la retraite (avec déjà une pension aussi maigre soit-elle) ce n’est pas comme avoir 25 ou 30 ans et autant de temps devant soi pour épargner.
  • Combien êtes-vous prêt à mettre de côté? Quels sacrifices êtes-vous prêt à réaliser pour arriver à votre but? Si l’idée même de vous passer d’un restaurant est difficile, cela risque d’être compliqué de vous discipliner pour économiser ne serait ce que 50€ par mois! Même si vous avez des revenus conséquents et la capacité d’épargner sans trop vous priver, si vous dépensez sans compter, vous risquez fort de vous retrouver à zéro chaque fin de mois! Cela demandera une certaine discipline.
  • Disposez-vous de temps qui vous permettent de mettre en place des systèmes ou faut-il du tout automatique tout de suite tellement vous êtes débordé? En effet, si vous disposez de beaucoup de temps, les stratégies pourront être différentes que si vous avez un travail qui vous occupe 12 heures par jour et peu de temps de loisirs. Vous pourriez par exemple avec du temps, vous intéresser à l’immobilier locatif et le gérer vous même comme un loisir.
  • Et bien sûr le nerf de la guerre, de combien d’argent disposez-vous tout de suite ou combien pouvez-vous emprunter à la banque si vous n’avez pas d’apport?

Comme vous pouvez le constater il y a de multiples paramètres à prendre en compte et la combinaison appropriés de ces derniers fera que vous réussirez ou non. Si vous êtes jeune mais sans le sous (c’est souvent le cas!) et que vous avez une bonne capacité d’emprunt (car un bon emploi par exemple), alors la stratégie gagnante ne sera pas la même que si vous êtes proche de l’age de la retraite avec un capital en vue de toucher un complément dans quelques années.

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